1. d’un printemps à un automne
    et d’un hiver à un autre printemps ...

    Le
    Printemps des Poètes 2015 nous enjoignait d’"arracher la joie aux jours qui filent»...

    Pas facile ces temps ci, mais il faut malgré tout continuer à l’arracher aux jours qui filent, la joie, la tirer de sous les décombres, même couverte de sang et de poussière.

    L’arracher pour les noyés oubliés de Méditerranée, pour les exécutés de janvier et pour tous ceux de ce triste vendredi de novembre, crève-coeur de plus sur la planète.
    Parce que les victimes d’ici et d’ailleurs la portaient ou la voulaient, cette joie de vivre, il nous appartient de la reprendre comme un flambeau et de tout faire pour la transmettre aux nôtres et aux autres. Qu’ils contribuent à construire un avenir commun de connaissance, de compréhension et de tolérance sur la Terre (je m’enflamme un peu, mais l’utopie est un horizon nécessaire).

    Notre résistance aujourd’hui, si elle ne peut pas prendre les armes contre la barbarie, doit prendre la parole, la musique et les actes, et faire de chaque jour qui file, coûte que coûte, un rempart à l’obscurantisme, pour l’humanité, simplement.
    Je compte sur nous.

    «Ami si tu tombes
    un ami sort de l’ombre
    à ta place»
    ...


  2. Antoine Bial - décembre 2015 - janvier 2016 ...

< c’était en janvier 2015


  1. Paris 1983 *


  2. Je marche

  3. de jour comme de nuit

  4. dans Paris

  5. depuis si longtemps déjà

  6. que je me demande

  7. qui habite l'autre

  8. toujours ému de savoir

  9. qu'un poète nommé Villon

  10. l'a fait avant moi

  11. qu'un libérateur comme Bolivar

  12. y a séjourné en dandy

  13. que mon jeune voisin Jean de la rue Masson

  14. a fêté son vingtième anniversaire jusqu'à l'aube

  15. dans un bistro situé en face

  16. d'une petite place faiblement éclairée.

  17. J'aime savoir qu'il existe une ville

  18. où les femmes aiment marcher de nuit

  19. sans s'inquiéter des ombres et aussi parce qu'on y

  20. trouve une station de métro avant la fatigue.

  21. J'aime flâner dans une ville où les quartiers contrastés

  22. fleurissent au bout de nos rêves.

  23. J'aime m'arrêter à la terrasse des cafés pour

  24. observer le ballet des serveurs.

  25. J'aime écouter dans le métro les conversations

  26. des jeunes filles qui racontent la soirée d'avant.

  27. J'aime voir les jambes nues tout le long de l'été.

  28. Cet art de vivre qu'aucune autre ville ne connaît

  29. mieux que Paris.

  30. Et que personne n'a mieux chanté que Villon et Aragon

  31. ou cette jeune fille croisée boulevard Richard-Lenoir

  32. qui s'est exclamée: «Je me suis cassé le talon mais je m'en

  33. fous si c'est à Paris.»

  34. Me voilà dans cette baignoire à lire, cette fois,

  35. Paris est une fête d'Hemingway

  36. tout en me disant qu'elle le sera toujours quoi qu'il arrive.


  37. Dany Laferrière
    Montréal, 16 novembre 2015
    *
    dans ce poème, Dany Laferrière se souvient de ses premiers pas dans Paris, en 1983


  38. source : http://www.lefigaro.fr/livres/2015/11/20/03005-20151120ARTFIG00142-attentats-de-paris-le-poeme-emouvant-de-dany-laferriere.php


  1. pourquoi je n’adresse plus
    de vœux de nouvel an

    On nous avait promis
    deux mille huit'res
    et puis deux mille n'œufs :
    rien que des coquilles vides

    on nous a annoncé
    deux mille disq's

  2. toujours la même chanson

  3. ensuite onz’ai fait aucune illusion

  4. douze a été brutale

  5. et treiz’en deçà de nos espérances

  6. j’ai eu beau chercher
    quatorze et quinze n’ont rimé à rien


  7. Pourquoi voudriez-vous demain
    que seize cette sale série ?



  1. << L’an 01 - Gébé  -  éditions du Square, 1972  -  La BD l’an 01 est parue initialement au début des années 70 dans Politique-Hebdo, Charlie-mensuel et Charlie-Hebdo.
    «Elle narre un abandon utopique, consensuel et festif de l'économie de marché et du productivisme»
    >>>
    https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27An_01_(bande_dessinée)

novembre 2015

< il faudra apprendre à ne pas faire avec ...

dessin de Willem (dessinateur survivant de Charlie-Hebdo), dans Libération du 16 février 2015

Printemps des Poètes 2016
Le Grand Vingtième << (infos ici)


plus de mise en ligne pour les éditions
du  Printemps des Poètes
mais les pages des années précédentes 
restent accessibles sur le site
(voir plus bas)
PR_POETES_2016.htmlPR_POETES_2016.htmlshapeimage_8_link_0shapeimage_8_link_1


  1. été 2016, l’été de tous les possibles

    Voilà, le site se réanime, au ralenti, avec des contraintes.
    Il faut apprendre à ...
    faire avec, l’expression ne me plaît pas, je préfère apprivoiser.
    Apprivoiser le temps qui passe, au rythme incertain.
    Il y a en prime les ennuis techniques, l’abandon stupide et sans remplacement du logiciel de mise en ligne
    iWeb par Apple, mais sinon ce serait trop facile, n’est-ce pas ?
    Alors allons-y, on verra bien (ou pas) ...
    J’aimerais tellement que ça ressemble à l’an 01 imaginé par Gébé
    (ci-dessous) !

homonymies (ou presque)
du bonheur


la vache :

le bonheur est dans le pré


la banque :

le bonheur est dans le prêt


toi et moi :

le bonheur est dans le près *


* tout près

   Antoine Bial

le bonheur sinon rien

Lettre à une bipède


J'aimerais que ça vous épate,

en déchiffrant ce charabia,

d'y reconnaître un peu ma patte ;

j’écris encore comme un chat …


Je suis tombé de la gouttière

fasciné par votre regard,

vous, la féline singulière,

moi, le petit chat de hasard.


J’aurais pu me rompre le cou,

mais vous m’avez ouvert les bras ;

c’est mon souvenir le plus doux,

notre histoire a commencé là.


Pour cet amour contre-nature,

La loi a fait une exception :

dans votre vie sans aventure,

je suis entré par affection.


Le temps trop court de nous apprendre

à ronronner des mots d’amour ;

le temps trop long à vous attendre,

à la fenêtre … et puis, ce jour …


La musique de votre pas,

celle que je connais par cœur,

vous l’avez jouée ce jour-là

accompagnée par un voleur ;


Un chat trop grand sur ses deux pieds

qui vous avait tapé dans l'œil

avec son langage châtié …

Il s'est assis dans mon fauteuil.


Contre l'amour y a rien à faire,

le cœur ignore la raison ;

j'ai repris ma vie de gouttière

sur le toit de votre maison …


Pour vous c'est de l'histoire ancienne,

Pour moi le temps ne passe pas :

depuis vingt ans, je suis en peine,

vingt ans c’est une vie de chat ...


J'en ai égratigné des pages,

usé mes griffes sur les toits,

Interminable apprentissage

pour un vieux matou comme moi.


Au souvenir de vos caresses,

le vertige me prend parfois,

j'ai peur par simple maladresse,

de retomber entre vos bras.


Je prends ce risque, je m'avance,

au bord du toit, je vais laisser

glisser ma lettre, et si par chance

elle vous touche ...... répondez.


Dites-moi si ça vous épate,

en déchiffrant ce charabia,

d'y reconnaître un peu ma patte ;

j’écris encore comme un chat …


Antoine Bial

un texte griffé sur le site

Hiver. L'arbre se retourne.

Au ciel ses racines

Et dans le sol son feuillage.


Marc-Adolphe Guégan

  1. Petit printemps fantasque,

  2. Qui lance avec humeur

  3. De violentes bourrasques

  4. Sur les arbres en fleur ...

  5. Albert Atzenwiler

Une saison en poésie
clic pour les textes sur
LE PRINTEMPSsaison_printemps_1.htmlsaison_printemps_1.htmlshapeimage_12_link_0
Une saison en poésie
clic pour les textes sur
L’ÉTÉsaison_ete_niveau_1.htmlsaison_ete_niveau_1.htmlshapeimage_13_link_0
  1. Pas un nuage, pas un souffle, rien qui plisse

  2. Ou ride cet azur implacablement lisse

  3. Où le silence bout dans l'immobilité. ...
    Paul Verlaine

Une saison en poésie
clic pour les textes sur
L’AUTOMNEsaison_automne.htmlsaison_automne.htmlshapeimage_14_link_0

Feuille rousse, feuille folle

Tourne, tourne, tourne et vole !

Tu voltiges au vent léger

Comme un oiseau apeuré.

Luce Fillol

liens vers les
POÉSIES des SAISONS
SAISONS_en_POESIE.html

pour les nostalgiques, LIEN vers le PRINTEMPS DES POÈTES 2014 -  au CŒUR des artsPP_2014_Au_cur_des_arts.html

expo lieucommun sur le thème du Printemps des Poètes 2014  panoramique de la salle n°1

drame de cœur


un tableau de l’exposition lieucommun qu'un visiteur quelque peu éméché a confondu avec la Joconde de Léonard.
C'est vrai qu'elle a quelque chose ...

NB. le modérateur du site désapprouve cette comparaison désobligeante et blasphématoire, la dame de cœur étant comme chacun sait, la muse (hélas intouchable) du poète.


affiches du PRINTEMPS DES POÈTES à Mantes-la-Ville (78) pour l’exposition des travaux des élèves - 2006 à 2010


affiches officielles du PRINTEMPS DES POÈTES de 1999 à aujourd’hui

 

2007

2008

2009

2010

2011

2012

2013

2014

2015

2003

2004

2005

2006

2002

lieucommun  a mis des textes en ligne de 2007 à 2015
CLIC vers le site ou vers le blog dans la liste plus bas :

Une saison en poésie
clic pour les textes sur
L’HIVERsaison_hiver_1.htmlsaison_hiver_1.htmlshapeimage_18_link_0
liens

pages du site ou du BLOG

(clic vers les pages)


TEXTES DE L’AUTEUR :

  1. ANTOINE BIAL  > sommaire et liens vers les textes


PRINTEMPS des POÈTES  :

  1. PRINT POÈTES 2015 INSURRECTION POÉTIQUE

  2. PRINT POÈTES 2014 AU CŒUR DES ARTS

  3. PRINT POÈTES 2013 VOIX DU POÈME en français

  4. PRINT POÈTES 2013 VOIX DU POÈME traductions

  5. PRINT POÈTES 2012 L'ENFANCE en français

  6. PRINT POÈTES 2012 L'ENFANCE traductions

  7. PRINT POÈTES 2011 D'INFINIS PAYSAGES en français

  8. PRINT POÈTES 2011 D'INFINIS PAYSAGES traductions

  9. PRINT POÈTES 2011 poètes d'Outre-Mer

  10. PRINT POÈTES 2010 Couleur femme

  11. PRINT POÈTES 2009 HUMOUR - CRÉATION POÉTIQUE

  12. PRINT POÈTES 2008 ÉLOGE DE L'AUTRE en français

  13. PRINT POÈTES 2008 ÉLOGE DE L'AUTRE traductions

  14. PRINT POÈTES 2007 LETTERA AMOROSA


POÉSIES - RESSOURCES - CRÉATION :

  1. POÉSIES POUR LA CLASSE par niveau

  2. CRÉATION POÉTIQUE (PRINT POÈTES 2009 HUMOUR )


POÉSIES pour la classe par THÈME :

  1. POÉSIES RENTRÉE, ÉCOLE

  2. POÉSIES par thème : LES SAISONS

  3. POÉSIESFÊTES, CALENDRIER, NOUVEL AN, NOËL ...

  4. POÉSIES sur LA SEINE - GS-primaire

  5. POÉSIES sur LA SEINE - collège lycée

  6. POÉSIES par thème : LES SAISONS

  7. CHANSONS pour la classe (PP14)


BIOGRAPHIE et TEXTES par AUTEUR :

  1. Luc BÉRIMONT

  2. Michel BUTOR

  3. René DEPESTRE (milieu de page)

  4. Boris VIAN

  5. GUILLEVIC

  6. MAX JACOB

  7. Henri MICHAUX

  8. Jacques PRÉVERT

  9. Jean TARDIEU

  10. Bernard DIMEY

  11. Andrée CHEDID

  12. Gaston COUTÉ et Jehan RICTUS

  13. André VELTER (bas de page)

  14. Kenneth WHITE

  15. Paul VINCENSINI

 
PP 2016
Le Grand Vingtième << (infos ici)


pas de mise en ligne mais ... les pages
des Printemps des Poètes précédents
restent accessibles 
PR_POETES_2016.htmlPR_POETES_2016.htmlshapeimage_21_link_0shapeimage_21_link_1

2016

1999

2001

2000

Portrait dégoûtant


Il avait mauvaise mine

une langue de vipère

un nez de fouine

des oreilles de cocker ...

la suite ici :

les bêtes à bial

<< Un mur à Séville (Espagne), en septembre 2008 :
décrépitude naturelle 
(photo lieucommun sans retouche)


  1. Le dernier mot


  2. Autoniver et printété

  3. C'est le bicycle des saisons

  4. Oubliant toute gravité

  5. La Terre ne tourne plus rond.


  6. Les mots se percutent, s'encastrent

  7. Au sens propre défigurés

  8. Incommunicable désastre

  9. Du langage dénaturé.


  10. On économme l'écriture

  11. On réductionne le dico

  12. On taille, on jette aux dépodures

  13. Les lettres usagées des vieux mots


  14. Et nous passagers sages sages

  15. Passifs dans nos canapéros

  16. Irrésistants à l'élangage

  17. Fini de se payer de mots


  18. Ouvrons les yeux fermons la porte

  19. Aux colporteurs du baragouin

  20. Qu’il reste à jamais lettre morte

  21. Donnons pas notre langue aux chiens


  22. Il faut l’écrire en toutes lettres

  23. et appeler un mot un mot

  24. Prenons les au pied de la lettre

  25. Ils n'auront pas le dernier mot.


  26. Antoine Bial



Le dernier poème *
(à ma muse, qui ne le lira pas)

Ma muse ne s’amuse pas des jeux de mots,
pour prendre un vers, elle tourne pas autour du pot,
les calembours alambiqués la déconcertent,
et je trafique le lexique en pure perte.

Elle se méfie des vers à pied, beaucoup trop fins
qu’on croit tenir mais qui souvent tombent des mains,
elle n’aime pas compter pour rien, et ça l’agace
de vérifier que chaque pied est à sa place.

Monde à l’envers, parfois ma muse me taquine,
quand je suis fatigué, que j’ai mauvaise mine
je dois lui tendre malgré tout un bout de texte
« C’est un peu court, tu peux faire mieux »… et ça me vexe.

Pour la garder j'ai dû renoncer à la rime,
adieu métrique si faiblarde, adieu la frime,
cachez vos paires d’hémistiches, alexandrins,
ce coup classique ne prend plus dans mes quatrains.

J’ai entrepris de lui servir quelques vers libres
mal inspirés, tous en parfait déséquilibre,
ils tombent à plat, alors que dois-je faire si
l’art poétique est le cadet de ses soucis ?

Je mets un point final à ce dernier poème,
Il faut savoir se séparer de ce qu’on aime,
déjà ma plume entame une métamorphose,
je vais tenter de lui faire voir la vie en prose.

AB

      Cette planète est notre lieu commun

   contacter l'auteur : bialantoine@gmail.com

Écran total

À peine moi le dos tourné

vous disparaître,

et moi comment raison garder

vous raison d’être.


Vous pas comprendre la question

moi pas si bête

en moi trouvé la solution

vous dans la tête.


Vous pouvez bien chercher plus loin

un autre asile
de vous moi je n’ai plus besoin

c’est inutile.


Vous avoir beau vous effacer

me mettre en garde

moi en mémoire protégée

vous sauvegarde.


Dans mon cinéma permanent

comme un poète

sur le réel exactement

je vous projette.


AB

  1. Provence

  2. Coquelicots sur le réel, exactement

 
 
 

Avertissement au visiteur

Ce site présente essentiellement une liste de liens vers les catégories poétiques de poètes reconnus, et ce n’est que par nombrilisme assumé que les textes signés Antoine Bial (AB) occupent un espace démesuré sur la page d’accueil

”La courbe de tes yeux

fait le tour de mon cœur”

Paul Éluard (Capitale de la douleur)


”C’est miracle que d’être ensemble

Que la lumière sur ta joue”

Aragon (Elsa - Le roman inachevé)



La courbe de tes yeux (chanson)


La courbe de tes yeux

c’est le chemin de ronde

où j’avance pieds nus

c’est ma ligne de vie

pour affronter le monde

cette terre inconnue


La courbe de tes yeux

c’est l’équation secrète

sur l’infini ouvert

la singularité

initiale peut-être

de mon seul univers


La courbe de tes yeux

dessine dans l’espace

une autre dimension

c’est chaque instant passé

qui s’y brûle et s’y glace

à perdre la raison


La courbe de tes yeux

de l’avoir effleurée

je garde la douceur

et la belle illusion

d’en avoir éprouvé

un souffle de bonheur


La courbe de tes yeux

je n’ai pas su lui dire

faute d’avoir les mots

ces lignes qu’à présent

je parviens à écrire

mais qui n’ont pas d’écho


La courbe de tes yeux

je l’ai un jour perdue 

au jeu du tout ou rien

lorsque j’ai accosté

dans le temps suspendu

un horizon plus loin


La courbe de tes yeux

c’est la bulle où se cache

l’homme que j’ai été

et qui cherche aujourd’hui

aux formes des nuages

cet ovale parfait

AB